Cédrika Provencher, 9 ans, de Trois-Rivières, a disparu depuis le mardi 31 juillet 2007
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Race : blanche
Taille : 1,52 m= 5pd
Poids : 31 kg =70Lbs
Cheveux : bruns roux longs et ondulés
Yeux : bruns
Megan Coleman, 21 ans, originaire de Durban est la nouvelle Miss Afrique du Sud. Elle représentera son pays au concours de beauté Miss Monde en 2007 et à celui de Miss univers de la même année.
Souhaitons un excellent parcours à Miss Coleman, à l’instar de ses compatriotes Penelope Anne Coelen (Miss Monde 1978), Margaret Gardiner (Miss Univers 1978) et Anja Buettgen (Reine du Monde 2004)
Des hommes, des femmes et quelques écoliers sont arrêtés autour d’une petite table dressée devant eux. Et sur la table, des écorces, des feuilles – fraîches et sèches –, des cailloux, des poudres au couleurs bizarres mis en sachets et bien d’autres articles de ce genre sont exposés. L’homme qui présente à gorge déployée ces produits est un tradipraticien, mais il vend des produits qui sucitent la curiosité de tous les passants.
« Je me nomme Jean-Claude Akon. Je vends des médicaments sexuels pour les hommes et les femmes qui ont des troubles à ce niveau », dit-il. Ce quadragénaire affirme avoir été enseigné par son père, qui lui-même soignait les affections sexuelles. Comme lui, ils sont de plus en nombreux à se lancer aujourd’hui dans cette activité qui semble leur rapporter gros. « Cela fait deux ans que je me suis lancé dans le commerce de produits aphrodisiaques.
Et je dois avouer que je m’en sors bien », avoue Jean-Claude. Les produits sont variés en fonctions des maladies dont les noms sont aussi rocambolesques que difficiles à retenir. « Moi, je soigne l’oligospermie, l’azoospermie, l’impuissance sexuelle, la faiblesse sexuelle, l’éjaculation précoce, la stérilité… », explique Jean Claude Akon. La liste n’est pas exhaustive. Et les appellations des médicaments sont laissées à l’imagination du concepteur. Spermopoin, stimulax, virilsex, poudr’Ster, ‘‘tiens-toi-debout’’, ‘‘laisse-moi-dormir’’ etc…
C’est une véritable industrie, et certains l’ont conçu comme tel. Cabinet de consultation, centre de recherche, centre de conseils, cabinet d’études sexuelles etc. Tout y est.
Pour le « docteur » Agbôlô, un naturothérapeute, beaucoup de personnes souffrent de troubles et d’affections sexuelles mais la médecine moderne, bien souvent ne peut les aider. « En général ceux qui viennent vers nous n’ont pas été satisfaits des prescriptions de leurs médecins. Ou alors ils trouvent les médicaments en pharmacie trop chers », explique avec un sourire « docteur Agbôlô », avant d’ajouter : « Les prix de nos médicaments varient en général entre 500 francs et 5000 francs. Et nos clients sont réjouis ».
Quand les produits chinois s’y mettent A tous les coins de rue, l’on peut apercevoir au moins un vendeur chinois avec sa valise qui contient son ‘‘arsenal’’ de produits divers. Comprimés, gélules, pommades et crèmes ; toutes une gammes de produits chinois pour satisfaire d’éventuels clients dans le besoin. « Nos produits sont faits à base de plantes et sont très efficaces », se vante Nieng, un vendeur chinois dont le fief se situe à la Riviera. Des jeunes Ivoiriens se sont fait embaucher pour commercialiser ces produits chinois. C’est le cas d’Alphonse Ettien, titulaire d’un Brevet d’études Supérieures (BTS) en gestion commerciale. « Après mon succès à l’examen du BTS en 2003, j’ai passé une année sans stage ni embauche.
Et j’ai été approché par un chinois qui recrutait des jeunes pour vendre ses produits. Au nombre de 20, nous avons été formés pendant deux mois sur les troubles sexuelles et les diagnostics à établir puis les médicaments à prescrire », raconte-t-il. Après la formation, ils sont envoyés dans toutes les communes d’Abidjan pour écouler le stock de médicaments chinois. Sur chaque médicament, une commission de 10% leur est reversée et ils ont entre 1000 et 1500 par jour comme frais de transport. C’est tout. Pas de salaire, pas de prime. Alors il faut se battre pour vendre le maximum de produits. C’est aussi la porte ouverte à toutes les dérives.
Les médicaments « sexuels », un danger De plus en plus, des clients « non malades » achètent ce genre d’articles traditionnels ou chinois. « Ils viennent nous demander des produits, soit parce qu’ils veulent être plus performants au lit, ou bien juste par curiosité. Mais nous sommes obligés de leur vendre puisque nous avons un chiffre d’affaire à réaliser », explique Henri Boa, gestionnaire d’un kiosque de vente de produits aphrodisiaques.
« Il y a souvent des jeunes dont l’âge varie entre 16 et 20 ans qui viennent en demander. Je ne sais vraiment pas ce qu’ils vont en faire », affirme-t-il, désolé.
Seulement, les fanatiques de « produits sexuels », ignorent les nombreux dangers encourus. « Les médicaments, qu’ils soient modernes, traditionnels ou chinois, sont prescrits pour des troubles et des maladies bien spécifiques.
Si vous êtes bien portant et que vous les prenez, cela va agir comme vous le souhaitez au départ, mais au fur à mesure ce sera une drogue. Et votre organisme ne fonctionnera pas normalement tant que vous ne les aurez pas pris. En plus il faut éviter l’auto médication », conseille Alfred Tiémoko, naturothérapeute, spécialiste des questions sexuelles. Il convient en tout cas de contrôler cette activité qui fleurit de plus en plus, au point de prendre des proportions inquiétantes.
Source : Israël Yoroba, Le Courrier d’Abidjan - Parution No : 927