Union européenne, un plan de relance de 200 milliards d’euros
Déclaration gouvernementale : "L’Europe a tenu sa promesse"
mardi 23 décembre 2008
par adi

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a salué les décisions du dernier Conseil européen, les qualifiant de prometteuses. De la conjoncture à la stratégie relative au traité modificatif de l’UE en passant par le climat, la communauté internationale a trouvé des réponses convaincantes aux défis actuels, a affirmé avec conviction M. Steinmeier devant le Bundestag.

Avec son plan de relance de 200 milliards d’euros, l’Union européenne (UE) a lancé un signal clair à l’économie. En matière de politique climatique, une "percée prometteuse" a été réalisée et, concernant le traité de Lisbonne, un "engagement sans équivoque" a été pris. Le traité modificatif de l’UE, qui redéfinit l’organisation de l’Union européenne élargie à 27 membres, doit entrer en vigueur fin 2009. M. Steinmeier a fait l’éloge du travail effectué par la présidence française du Conseil de l’Union européenne. "Sans la direction courageuse des Français, cela n’aurait pas été possible".

2009 ne doit pas être l’année des licenciements Le programme conjoncturel comprend des instruments qui se complètent mutuellement, a déclaré M. Steinmeier. Ce programme reprend de nombreuses propositions allemandes : de l’efficacité énergétique à la mise en place d’infrastructures dans les régions rurales. Pour l’ensemble de l’Europe, il n’est pas question que les régions rurales restent à la traîne. Ainsi, les réseaux à large bande sont aujourd’hui vitaux pour la modernisation.

L’Union européenne veut développer l’offre à large bande dans les campagnes. Par ailleurs, la Banque européenne d’investissement (BEI) devrait accorder davantage de crédits aux petites et moyennes entreprises (PME). Le vice-chancelier est convaincu que cette mesure ne peut être que bonne et nécessaire, les crédits étant le flux nourricier des entreprises.

Afin que 2009 ne soit pas l’année des licenciements, le gouvernement fédéral décidera si d’autres mesures s’imposent. Dans cette tâche, il est important d’agir de manière à la fois résolue et réfléchie.

Système commun d’échange de droits d’émission à l’échelon européen Le deuxième grand dossier du Conseil de Bruxelles a été le paquet énergie-climat. "L’UE a tenu sa promesse", a souligné M. Steinmeier. Les chefs d’État et de gouvernement ont en effet réaffirmé leur objectif de réduire de 20 % leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 et de porter jusque-là la part des énergies renouvelables à 20 %.

Pour atteindre ces objectifs, l’Union européenne veut introduire un système commun d’échange de droits d’émission à l’échelon européen, garantissant des conditions de concurrence égales pour toutes les entreprises à forte consommation d’énergie. Aux yeux de M. Steinmeier, ces décisions montrent que la protection du climat et celle de l’emploi ne doivent pas être mises en opposition.

Dans un souci de ne rien oublier, l’Allemagne doit rester un pays industrialisé, selon les mots de M. Steinmeier. "Les services ne peuvent assurer à eux seuls la prospérité du pays", a-t-il ajouté. C’est pourquoi les règles spécifiques aux entreprises à forte consommation d’énergie sont cruciales. Elles permettent de les maintenir compétitives et de les faire rester dans le pays. "Une bonne conscience ne suffit pas à créer un bon climat. Les mesures prises représentent donc un bon compromis", a résumé M. Steinmeier.

Par ailleurs, l’Allemagne veut augmenter sa part d’énergies renouvelables à 18 %. "Nous aurons besoin d’une politique intelligente", a-t-il dit. Et d’ajouter d’un ton résolu : "Et nous voulons la mener". Source : OPI du gouvernement fédéral - Berlin

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