Politique, en Côte d’Ivoire : Fernand Ahibo, 19 ans de protocole et quelques années, proche collaborateur du président Houphouët-Boigny, témoigne de la glorieuse épopée de la Côte d’Ivoire et répond à l’ancien directeur du Protocole d’État. La Côte d’Ivoire n’est plus la même mais nous l’aimons quand même.
Ses années Nanan Houphouët
Son vibrant appel à ses sœurs et frères Ivoiriens
Georges Ouégnin à la Une des médias :
Yes We Can
"I Got a Crush...On Obama" By Obama Girl
VIVA OBAMA 2008
Barack Obama on Ellen
The Audacity of Hope
Spanish Reggaeton
Yes Yes, We Can !
Obama Girl vs Giuliani Girl
One Voice
Hillary Clinton
Le Président Olusegun Obasanjo confirme son départ de la Présidence en 2007
Le Président Gabonais Bongo Ondimba éteint ses 71 bougies (30 décembre 1935 - 30 décembre 2007. Joyeux anniversaire, Monsieur le Président.
A la une : le 20e anniversaire de la libération de Nelson Mandela
D’abord ces deux photos symbole à la Une du site du Sunday Times en Afrique du Sud : Mandela et sa femme, Winnie, main dans la main, le poing levé en signe de victoire. C’était il y a 20 ans… Mandela recouvrait la liberté après 27 ans passées en prison. Et puis cette autre photo : Mandela dans la même posture, le poing levé, mais cette fois il s’agit de la statue qui a été érigée devant la prison Victor Verster, où Mandela a vécu ses deux dernières années de détention. D’une photo à l’autre, on passe donc de l’homme à la légende… « Mandela : une nation célèbre les 20 ans », titre le Times qui précise toutefois que Mandela ne participera pas aux cérémonies de commémoration qui vont se dérouler ce jeudi sur les lieux mêmes de sa libération.
C’est Winnie, son ex-femme, qui refera le parcours, qui franchira à nouveau symboliquement les portes de la prison, avec une importante délégation de l’ANC. Le Times note que « le moment fort de cette journée anniversaire sera ce soir le discours à la nation devant le Parlement que doit prononcer Mandela, maintenant âgé de 91 ans. » Ce devrait être sa seule apparition publique au cours de cette journée. Mais d’autres quotidiens sud-africains sont moins affirmatifs et craignent que ce discours ne soit annulé, en raison de l’état de santé très précaire de l’ancien président.
Mandela fêté sur tout le continent Toujours est-il que ce 20e anniversaire de la libération de Mandela est largement commenté dans les journaux du continent. Au Sénégal, Le Soleil revient longuement sur le parcours et l’œuvre du Prix Nobel de la Paix : « c’était il y a 20 ans… Nelson Mandela, un héros en liberté », titre le quotidien dakarois qui insiste notamment sur la formation de la nation arc-en-ciel et sur la commission Vérité et Réconciliation et la méthode de Mandela de dialogue sans exclusion qui, affirme Le Soleil, « font école en Afrique. »
Alors, certes, affirme également L’Observateur au Burkina, « Mandela est aujourd’hui une de ces légendes vivantes, un de ces héros dont rien n’écorche la popularité et l’aura. (…) Il demeure un exemple pour des générations entières en Afrique et même dans le monde. »
Mais, pour ce qui est de l’Afrique du Sud, constate le quotidien burkinabé, « 20 ans après la chute de l’apartheid, le pays peine à changer fondamentalement en dépit des énormes avancées enregistrées au plan politique avec, d’une part, l’abandon du système de l’apartheid et, d’autre part, l’accès à la citoyenneté à part entière pour tous les Sud-Africains. Certes, dans le secteur économique, on assiste à l’émergence d’une classe moyenne noire. (…) Mais force est de constater, poursuit L’Observateur, que beaucoup de compatriotes de Mandela végètent encore dans la misère, dans la pauvreté absolue, dans des bidonvilles.
Et ce n’est pas demain que seront gommées les disparités entre les races. La preuve, précise le quotidien burkinabé, est que, depuis la libération de Nelson Mandela, le revenu mensuel moyen des Noirs a augmenté de 37% alors que celui des Blancs a connu une croissance de 83%, selon un récent rapport gouvernemental. (…) Une chose est sûre, l’euphorie postapartheid est en train de s’estomper, conclut L’Observateur. (…) Mais l’Afrique du Sud demeure, malgré ses problèmes sociaux, la première puissance économique, industrielle et militaire du continent. Et ce n’est sans doute pas un hasard si c’est ce pays qui accueillera en juin prochain la première édition de la Coupe du monde de football sur les terres d’Afrique. »
Lyrisme… En tout cas, l’heure est à la célébration, au lyrisme ; En témoignent ces quelques lignes enflammées que l’on peut lire sur le site d’information Fasozine : « cet homme-là est resté égal à lui-même, (…) enseignant l’humilité, la dignité et la foi en demain. Traçant même, au fil des jours qui passent, les sillons d’un formidable espoir, d’un mode de vie, d’un certain état d’esprit que seuls savent conjuguer les grands esprits… Oui, s’exclame Fasozine, de Mandela, de son histoire, de sa formidable et tenace lutte pour l’égalité des peuples, de sa gouvernance apaisée… les griots chanteront les louanges jusqu’à la fin des temps. Et, ce 11 février 2010 attise, de façon impériale, le souffle vivifiant de la flamme éternelle d’un homme extraordinairement sage, qui a écrit une bonne partie de l’histoire contemporaine. »
…et poésie Enfin, au Mali, autre forme d’hommage à Mandela : le quotidien L’Essor a déniché dans ses archives un poème, écrit en 1982, à l’occasion des 20 ans en prison de Mandela. Un poème écrit par un jeune homme, Ibrahim Berthé, qui deviendra plus tard député. Un poème qui avait été diffusé à l’époque sur RFI, souligne le journal. En voici quelques extraits : « 1962 -1982, ce n’est pas la mesure du temps de vie d’un adolescent
Mais bien celle de la détention d’un homme qu’entourent les quatre murs
D’une prison à Robben Island en Afrique du sud
Cet homme, c’est Nelson Mandela.
Nelson Mandela se trouve là et pour si longtemps
Parce qu’il veut vivre dans un pays où la couleur de la peau
Ne sera pas l’oracle qui prédit pour les uns, la misère et l’oppression
Pour les autres l’opulence et le cynisme.
(…) Nelson Mandela symbolise et symbolisera encore un combat, celui que mène une majorité
De Noirs, de Métis et d’Indiens pour la défense des droits fondamentaux de l’homme
A savoir, la liberté d’aller et de venir, la liberté de pensée et d’opinion
Le droit au travail, le droit de vivre décemment du fruit de leur labeur. »
Source : RFI, jeudi 11 février 2010