Accueil du siteDiaspora Africaine
Brèves
Côte d’Ivoire - Ivoire Expertise Canada
vendredi 27 juillet

Paul-Antoine Bohoun Bouabré, Ministre d'Etat, Ministre du Plan et du Développement

INVITATION

- Sous le Haut patronage de Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d’Ivoire
- Sous la présidence effective de Monsieur Paul-Antoine Bohoun Bouabré, Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement
- Et en présence de Son Excellence Madame Djénébou Kaba Camara, Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Canada

Ivoire Expertise Canada

La plate forme interprofessionnelle de la Diaspora Ivoirienne au Canada, en collaboration avec l’Ambassade de Côte d’Ivoire au Canada

Vous prie de bien vouloir honorer de votre présence la cérémonie de lancement officielle du programme élargie de partenariat Canada-Côte d’Ivoire.

- Date : Vendredi 10 et samedi 11 août 2007 de 9h 00 à 17h00
- Soirée de Gala : Samedi 20h00
- Lieu : Gouverneur Hôtel, sis Place Dupuis, Métro Berry UQAM 1415 rue St Hubert, Montréal. Tél. : 514 842 48 81

Pour des informations complémentaires Contactez :
- Mr. Nestor Gnabro : Tél. : 514 389-0741
- Mr Abdel Kader Touré : Tél. : 514 918-7926
- Mr Assoumou Xavier : Tél. : 514 6699-7047

Email : ivoireexca@hotmail.com

Hyperliens

- Portail de Côte d’Ivoire
- Ambassade de Côte d’Ivoire au Canada

 
L’ABOO sportivement en fête pour célébrer 47 ans du Burkina Faso
mardi 24 juillet

Blaise COMPAORE, Président de la République du Burkina Faso

COMMUNIQUÉ : SOCCER BBQ

Manifestations reportées au Samedi 11 Août 2007

ASSOCIATION DES BURKINABÈ D’OTTAWA ET DE L’OUTAOUAIS (ABOO)

Pour commémorer la Fête de l’Indépendance du Burkina Faso (5 Août 1960), l’Association des Burkinabè d’Ottawa et de l’Outaouais (ABOO) organise un grand tournoi de soccer (ou football) suivi d’un BBQ.

Contrairement à l’année passée, le tournoi regroupera les formations Congolaises (2 équipes), Malienne et Burkinabè.

- Date : Samedi le 4 Août 2007
- Heure : 13 h00mn
- Lieu : Parc Saint Jean Bosco (au Terrain de soccer sur le Boulevard St Joseph non loin de la rue Saint Jean Bosco et Taché)

puis au Parc Moussette pour un BBQ.

Contribution : Gratuit

Sortez nombreux pour célébrer la fête de l’Indépendance du Burkina Faso !!!

NB : Pour ceux qui ont des chaises de Pique-nique ou pliantes, nous vous prions de les apporter.

Edmond Ziba, Président de l’ABOO

Hyperliens

- La République du Burkina Faso
- L’Ambassade au Canada

 
Célébration du Nouvel An
samedi 30 décembre

Dimanche 31 décembre 2006

Le Regroupement général des Sénégalais du Canada (RGSC)

Cher(e)s compatriotes et ami(e)s du Sénégal,

"Venez célébrer le Nouvel An dans une ambiance inoubliable ... tout en découvrant ou en redécouvrant la Téranga sénégalaise !

Lieu : Restaurant Sam-Rat sis au 71 Saint-Catherine Ouest - Metro "Place des Arts", à 21 h 30 précises

Contact : Guene Moussa, Président - Tel. 514-409-2324

Portail de la République du Sénégal

 
Éditions Baudelaire éditeur des Biographies et mémoires de Bruno N’Gbra Tano et du rétroviseur de chaque voyageur
Bruno N’Gbra Tano : Séquelles invisibles
Librairie (Littérature) : Séquelles invisibles
vendredi 10 janvier 2014
par adi

Éditions Baudelaire éditeur des Biographies et mémoires de Bruno N’Gbra Tano et du rétroviseur de chaque voyageur

Bruno N’Gbra Tano : Séquelles invisibles

- Auteur : Bruno N’Gbra Tano
- Éditeur : Éditions Baudelaire
- Genre : Biographies et mémoires
- Éditions Baudelaire
- Description
- Publication Date : July 3, 2013

Mark Yobouê vit à Ottawa, au Canada, depuis une quinzaine d’années. Il est en butte à des sensations étranges de culpabilité qu’il ne peut expliquer. Au plus fort de ce malaise, il reçoit un coup de téléphone lui annonçant le décès de sa mère qui vit en Afrique, et qu’il n’a pas revue depuis plusieurs années. Il ne peut se permettre d’être absent aux obsèques.

Ce retour au pays des ancêtres est le théâtre d’aventures inattendues mais, lorsqu’il rencontre par pur hasard une amie d’enfance – la séduisante et sensuelle Salimata Wouloghem –, il croit enfin détenir l’explication du malaise quasi permanent qui le gruge depuis des années.

Séquelles invisibles, est l’histoire de deux familles, racontée par leurs enfants, Mark et Salimata. Une histoire émouvante habilement menée, qui nous fait passer de la tristesse au rire, du cynisme au burlesque... L’auteur pose un regard original sur les effets pervers de l’un des changements fondamentaux vécus par une partie de notre société : la fin des colonies dans les années soixante ; un passé lointain mais si présent dans la vie des générations issues de cette époque.

- Titre : Séquelles invisibles
- Auteur : Bruno N’Gbra Tano
- Format : Epub
- Date de parution : 10 janvier 2014
- Éditeur : Éditions Baudelaire
- Disponibilité : Canada
- ISBN : 9791020321527
- UPC papier : 9791020302359
- Pages : 112
- Langue : Français

LA VIE qui aurait pu être est cachée dans la vie qui est. Njabulo S. Ndebele, (Poète et professeur sud-africain)

Tous les changements, même les plus souhaités, ont leur mélancolie. Anatole France

Lire plus, pour lire, en librairie, la savoureuse suite

Tout a commencé ce dimanche matin 16 octobre 1994, quand j’ai décidé de demeurer au lit sans vraiment savoir pourquoi. Toutes mes réflexions se limitaient à des événements qui s’étaient déroulés pendant les années qui ont précédé mon immigration au Canada. Ces années furent marquées par une autocritique rigoureuse et soutenue de mes relations avec mes parents et la présence quasi permanente d’un étrange sentiment de culpabilité que je n’avais jamais pu expliquer.

En arrivant au Canada j’espérais que mon nouvel environnement et ses défis m’emmèneraient à surseoir, ne serait-ce que pour quelque temps, à cette impulsion maladive que j’avais de m’autocritiquer constamment. Je savais en effet que mon plus grand défi était de me trouver un emploi car mon statut d’immigrant récent n’avait rien de séduisant pour les employeurs. Ces derniers avaient toujours le dernier mot avec les prétextes bien connus du « manque de diplôme canadien ou d’expérience canadienne ». Je fis donc le pari qu’un titre ou grade universitaire canadien me permettrait de décrocher un emploi permanent raisonnable à moyen terme. C’est pour cette raison que je me mis immédiatement aux études, partageant mon temps entre l’université et des petits boulots précaires qui n’auguraient rien de rassurant pour mon avenir, outre me permettre de subsister d’une semaine à l’autre.

Quelques années plus tard, je fis un bilan rapide de ma nouvelle vie et constatai sans grande surprise, que beaucoup de choses avaient changé : ma routine journalière, mon style de vie, ma vision du monde, ma philosophie des rapports humains... Bref, tout avait changé sauf la perception que j’avais de mes relations avec mes parents demeurés en Afrique. Inconsciemment, je pensais à eux chaque fin de semaine et, souvent, tard les soirs, mes journées étant toujours trop occupées et peu propices à ce genre de réflexion. Tout se passait comme si j’avais une subtile dépendance à la cogitation, un exercice qui faisait désormais partie de ma routine des fins de semaine. Je m’attardais de longues heures sur leurs sorts et leur vie et, d’une fois à l’autre, le résultat était toujours le même : l’étrange sentiment de culpabilité refaisait surface et, systématiquement, mon subconscient procédait à l’autocritique de mes relations avec eux.

C’est surtout envers mon père et ma mère que j’éprouvais plus intensément ce sentiment. Je m’enquérais de leurs nouvelles une ou deux fois par mois en téléphonant à mes frères et sœurs, comme si cela me rapprochait d’eux. Je ne pouvais pas les joindre directement parce qu’il n’y avait pas de téléphone dans le village où ils s’étaient retranchés pour leur retraite ;.

Pour minimiser les effets de cette sensation de culpabilité toujours présente et toujours grandissante en moi, je me rassurais par moments en me disant qu’il s’agissait d’une nostalgie passagère et périodique que vivent tous les immigrants et qu’il n’y avait rien de mal en cela. Mais, ayant lu sous la plume d’Antoine de Saint-Exupéry que la nostalgie est le désir d’on ne sait quoi..., je me retrouvais très vite à la case départ, c’est-à-dire sans savoir précisément ce qui me hantait. La seule référence à laquelle me renvoyait constamment cette sensation bizarre était étrangement la période de ma vie qui précéda mon immigration au Canada, des moments qui furent à la fois ceux d’incertitude, d’espoir mais aussi de désenchantement.

Moments d’incertitude parce qu’il fallait quitter mes parents, en particulier ma mère pour qui ma présence était un réconfort ; d’espoir parce que je croyais réellement en mes chances de réussir une nouvelle vie dans ce pays, et de désenchantement parce que les rejets successifs de mes demandes d’immigration par les autorités canadiennes m’avaient ramené sur terre et enseigné qu’il me fallait un deuxième plan pour cet important projet ; un plan B en quelque sorte, si je voulais absolument changer le cours de ma vie.

J’avais donc commencé à concocter le plan B, en me gardant bien de mettre en veilleuse le dossier de l’immigration. En fait, je m’accrochais à un mince espoir que chacune des lettres de rejet de mes dossiers me laissait entrevoir. Il s’agissait d’un petit paragraphe qui stipulait : « Les candidats dont les demandes sont rejetées peuvent, après une période de douze mois, déposer une nouvelle demande ». Mince espoir que ce paragraphe, mais espoir quand même, car pour moi, c’était le passage le plus important de la lettre. Il m’autorisait légalement à revenir à la charge tous les douze mois pour conjurer les motifs du refus de mes dossiers précédents.

Bien que, dans mes rêves les plus fous, j’avais déjà sablé le champagne à plusieurs reprises pour fêter mon départ au Canada, l’annonce officielle de l’acceptation de ma demande d’immigration, après deux tentatives infructueuses, ne produisit point l’effet de victoire auquel je m’étais si longtemps préparé. Après avoir lu et relu pour la énième fois la lettre m’annonçant la bonne nouvelle, l’étrange sentiment en moi refit surface. Je me rappelle encore comme si c’était hier, le mélange de mélancolie et d’inconfort qui m’envahit soudainement. Une petite voix surgie de je ne sais où me répétait constamment : « Pensez-y bien avant de dire oui. »

Était-ce déjà le mal du pays avant même de l’avoir quitté ? Bref, la nouvelle qui devait me réjouir semblait plutôt m’attrister. Tout en me questionnant sur la rationalité de mon projet vis-à-vis de ma famille, je ne pus m’empêcher de donner raison à Anatole France, qui écrivait : « Tous les changements, même les plus souhaités, ont leur mélancolie. »

Après quinze hivers au Canada, j’avais le sentiment de revivre de façon plus intense cette phrase d’Anatole France, ce matin du 16 octobre 1994. Une torpeur inhabituelle me retenait au lit, incapable que j’étais de sortir du carcan de mon projet d’immigration et de mes réflexions philosophiques sur ma vie. La nuit avait été particulièrement longue et difficile ; le sommeil avait cédé sa place à un vide inexplicable, un espace dans lequel remords, angoisse et regrets s’étaient continuellement côtoyés comme si j’avais quelque chose à me reprocher. Pour des raisons que je ne pouvais m’expliquer, ces sentiments bizarres avaient hanté toute ma nuit, me faisant voyager entre l’imaginaire et le réel, la peur et de vagues souvenirs de jeunesse.

Alors que mon esprit vagabondait dans ces réflexions presque sans limite, la sonnerie du téléphone mit brusquement fin à ma rêverie. Le son strident mais entrecoupé indiquait qu’il s’agissait d’un appel qui venait de l’extérieur de la région. D’un coup sec je décrochai le combiné.

- « Oui, allô ? » Une voix lointaine questionna :
- « Est-ce Mark ? »
- Je reconnus aussitôt la voix de mon frère Léonard.
- « Oui Léo, c’est bien moi, c’est Mark.
- — Comment vas-tu ? fit-il.
- — Bien, je vais bien, répondis-je machinalement, attendant la suite de la conversation car Léo ne m’appelait pas souvent.
- — Je t’appelle pour t’annoncer des mauvaises...
- — M’annoncer le décès de... qui ? » anticipai-je.

Je pensai tout de suite à Maman mais je n’eus ni la force ni le courage de demander clairement si c’était d’elle qu’il s’agissait, peut-être parce que je ne voulais pas que cela lui arrive.

« Le décès de Maman. » confirma-t-il. Après un court silence et dans un ultime effort, il ajouta : « Maman est décédée, il y a deux jours déjà. »

Je pouvais clairement deviner sa peine et probablement, lui aussi, la mienne. Un bruit qui ressemblait à celui d’un sanglot étouffé retentit dans le combiné. D’un côté comme de l’autre, nous avions de la difficulté à sortir les mots et la conversation devenait erratique ; j’ai alors confessé :

« J’ai besoin de reprendre mes esprits... je te rappelle ce soir à vingt heures, heure d’Abidjan. » Il a tout de suite compris.

« Il faudrait me rappeler plus tard vers vingt-trois heures, rectifiat-il, avant d’ajouter : depuis le décès de Maman nous avons de la visite tous les soirs, en plus des réunions de famille... »

Après qu’il eut raccroché, je débranchai rapidement le téléphone et fermai la porte de ma chambre à coucher. Consciemment ou inconsciemment, je pris la décision de ne pas avoir à annoncer cette nouvelle à qui que ce soit. C’est alors que les images de Maman commencèrent à défiler dans ma tête. Ce film inattendu s’attarda longuement sur des détails de ma dernière rencontre avec elle, notre dernière conversation, les cadeaux qu’elle m’offrit...

Comme si ces scènes-souvenirs n’étaient pas assez douloureuses, l’instant ultime de ce recueillement inattendu se fit l’écho d’une phrase prémonitoire que Maman laissa tomber à la fin de notre rencontre, au moment de me dire adieu :

« Je sais que je ne te reverrai plus jamais... » avait-elle prédit en essuyant ses larmes.

Je demeurai étendu sur le lit, dans un demi-rêve et un demi-sommeil, un peu comme si tout s’était arrêté autour de moi. Je me levai deux heures plus tard, le visage noyé de larmes. Je ne me rendis même pas compte que je pleurais.

Comme prévu, j’appelai Léonard à vingt-trois heures. Nous discutâmes longuement des circonstances entourant le décès de Maman, des funérailles et de l’enterrement qui devaient avoir lieu dans les trois semaines qui suivaient son coup de téléphone. Nous parlâmes également des autres membres de la famille, du village et de mon arrivée imminente pour les funérailles. À la fin de la conversation, nous nous souhaitâmes mutuellement la même chose, soit la force et le courage dont nous avions besoin pour traverser cette difficile épreuve.

Deux semaines plus tard, je prenais l’avion pour Abidjan, via Dakar. Les deux semaines qui suivirent la conversation avec Léo furent particulièrement occupées. Je communiquai régulièrement avec les autres membres de ma famille et après chaque coup de téléphone je passais l’heure suivante à remettre de l’ordre dans mes idées. En fait, après chaque conversation j’essayais de me convaincre que le décès de Maman faisait partie du cycle de son existence et qu’un jour j’arriverai à m’y faire. D’ailleurs, je me considérais chanceux d’avoir pu trouver un vol bon marché pour pouvoir être présent aux funérailles, compte tenu du peu d’argent dont je disposais. Je décidai donc de me concentrer sur le voyage.

La traversée de l’Atlantique se fit très rapidement et nous nous retrouvâmes à Dakar dans l’après-midi pour la dernière correspondance avant l’arrivée à destination. En sortant de l’avion, à Dakar, je constatai que les bagages étaient disposés par terre, au pied de l’avion. Chaque passager en transit devait identifier ses bagages avant que ceux-ci ne soient placés dans l’avion de la correspondance.

« C’est une mesure de sécurité très efficace » murmura le gros monsieur barbu qui ronfla dans mes oreilles durant tout le trajet. Il ne dit pas cependant, pour quoi ou pour qui la mesure était efficace. J’identifiai rapidement la petite housse dans laquelle j’avais soigneusement placé cinq pantalons, sept chemises et quatre cravates, et le sac de sport qui contenait mes chaussures et mes articles de toilette.

L’appareil qui assurait la correspondance jusqu’à Abidjan avait plutôt l’air d’un avion-suicide. C’était un vieux modèle de type Caravelle SE 210 des années 1950 qui, avec l’âge, était bruyant à souhait. Au décollage, le bruit fut si assourdissant qu’on put lire la peur dans les yeux des passagers, qui se jetèrent des regards interrogateurs. Lorsqu’il prit de l’altitude, un silence de cimetière plana sur nous pendant plusieurs minutes, comme si nous rendions hommage à des morts. C’était à peine si cet engin ne faisait pas plus de bruit qu’il n’avançait. Sans se consulter à l’avance, quelques passagers, probablement adeptes d’une même religion, brisèrent soudainement ce calme éloquent en proférant à l’unisson et dans un étrange langage, des incantations à voix basse, tout en égrainant leur chapelet. Je pensai immédiatement, comme bien d’autres personnes autour de moi, qu’il s’agissait d’un appel aux forces divines pour nous protéger de quelque malheur en chemin.

Le commandant de bord, un jeune homme dans la trentaine, semblait très fier de son métier. Il n’arrêta pas de nous rassurer par des propos et des commentaires réconfortants, chaque fois que l’avion traversait une zone de turbulence ou émettait un bruit bizarre. On aurait dit qu’il avait peur qu’il arrive quelque chose. Après deux heures et trente minutes de vol, il nous annonça solennellement la descente progressive de l’avion pour l’atterrissage :

« Mesdames et messieurs nous approchons l’aéroport international d’Abidjan. Veuillez boucler vos ceintures de sécurité pour l’atterrissage. Le personnel de bord et l’équipage vous souhaitent un agréable séjour à Abidjan. »

C’était sympa de nous souhaiter un agréable séjour, une vieille rengaine à laquelle tous les voyageurs sont désormais habitués. Mais en écoutant cette information, j’eus une sensation bizarre ; je me rendis compte que j’eus la même sensation lors de mes précédents voyages de retour à Abidjan. L’annonce des commandants de bord me faisait toujours penser aux moments éphémères de mes visites à Maman et aux adieux déchirants de mon retour, quand venait le temps de quitter la famille. Cette fois-ci, ce sera différent ; je ne reverrai plus Maman et les adieux seront encore plus difficiles.

Je me penchai vers le hublot pour redécouvrir Abidjan. Le soleil qui avait peine à se frayer un chemin à travers l’épais brouillard de pollution qui enveloppait la ville, réverbérait timidement sa lumière diffuse sur la lagune. Abidjan m’avait toujours fasciné et cela n’avait pas changé.

Après un atterrissage réussi, le jeune pilote immobilisa son vieil engin à environ cinquante mètres de l’entrée de l’aéroport. En sortant de l’avion, une bouffée d’air chaud et humide m’accueillit ; il faisait trente-trois degrés Celsius ce jour-là, hormis les facteurs d’humidité. J’éternuai à deux reprises et m’engouffrai dans l’aéroport pour profiter de la climatisation. Je remarquai tout de suite deux pancartes ; une invitant les détenteurs de passeports étrangers à suivre la ligne de droite, et l’autre, les détenteurs de passeport de la Côte d’Ivoire à suivre la ligne de gauche.

Je réalisai à ce moment que j’étais bel et bien arrivé à Abidjan et que très bientôt j’allais être confronté à la dure réalité de la disparition de Maman. Les semaines qui suivirent l’annonce de son décès me parurent très difficiles ; mais en arrivant à Abidjan, je me rendis compte que les quelques journées qui précédaient les funérailles le seraient davantage. Je me sentais un peu perdu, dépaysé et surtout vidé de toute mon énergie. Mes réactions et réponses à certaines situations étaient de moins en moins spontanées. J’avais l’impression que mon corps et mon esprit ne fonctionnaient qu’à environ soixante pour cent de leur capacité... J’avais l’impression qu’ils me lâchaient progressivement. Tout à coup, le spectre d’un malaise cardiaque me traversa l’esprit.

 

Répondre à cet article
Articles de cette rubrique
  1. Sénégal-Élections : Inscription des Sénégalais sur la liste électorale
    7 juillet 2006

  2. Nécrologie : Décès de Gaston Dowé Mpongo
    12 novembre 2006

  3. Funérailles de feu Gaston Dowé Mpongo
    16 novembre 2006

  4. Soirée hommage au regretté Boubacar Diabaté par les artistes
    28 novembre 2006

  5. Immigrants, bienvenus à Gatineau (Québec)
    30 janvier 2007

  6. En Février, je me souviens de l’Histoire des canadiens noirs
    9 février 2007

  7. The White House celebrates the black community
    13 février 2007

  8. Nécrologie : Décès de Georges Ouassa
    27 février 2007

  9. Canada : Semaine d’actions contre le racisme
    20 mars 2007

  10. Le show du Niger à Montréal
    28 juin 2007

  11. Dikembe Mutombo, basketteur de la NBA offre un hôpital de 15 millions US au Congo, son pays d’origine
    17 juillet 2007

  12. NÉCROLOGIE
    19 août 2007

  13. PROGRAMME DES OBSÈQUES DE FEU LOHOUES MARCEL
    22 août 2007

  14. Africana Night Fever
    28 janvier 2008

  15. Meiway et les Miss Lolo à Montréal et à Gatineau (Canada)
    1er février 2008

  16. Un Ivoirien candidat à une mairie française
    15 février 2008

  17. President Bush Celebrates African American History Month
    12 février 2008

  18. Le Gabon décidé à expulser les Français en situation irrégulière
    5 mars 2008

  19. Célébration de la Journée Mathieu da Costa au Canada comme Martin Luther King aux USA
    22 mars 2008

  20. Décès en Italie de la chanteuse sud-africaine Miriam Makeba
    10 novembre 2008

  21. Foreign Affairs prepares for the repatriation of Miriam Makeba’s mortal remains back to South Africa
    12 novembre 2008

  22. Nomination d’un préfet d’origine camerounaise
    13 novembre 2008

  23. Funeral service of Miriam Zenzile Makeba
    17 novembre 2008

  24. Rama Yade, secrétaire d’État aux Droits de l’homme : « En dix-huit mois, j’ai fait beaucoup de choses »
    15 décembre 2008

  25. Confidentiel : Rama Yade pressentie pour remplacer Jean-Pierre Jouyet
    15 décembre 2008

  26. Invitation : Grande Soirée de Fin d’Année 2008
    19 décembre 2008

  27. Cours de langue arabe pour adultes non arabophones
    23 décembre 2008

  28. Invitation de la communauté congolaise
    23 décembre 2008

  29. "Nos Familles", un documentaire sénégalais sur la chaÎne TV Historia
    26 janvier 2009

  30. Gabon : Edith Bongo décédée, samedi au Maroc, annonce la présidence
    16 mars 2009

  31. Nécrologie : Décès le 21 avril de El Hadji Djibril Dieng
    21 avril 2009

  32. La légende Alpha Blondy au Festival Franco !
    5 juin 2009

  33. Le président Omar Bongo serait mort, des suites d’un cancer
    7 juin 2009

  34. Du football (soccer) et un BBQ pour célébrer à Ottawa
    14 août 2009

  35. Ottawa (Canada : La romancière Sénégalaise Annick Diop dédicace "Profond regard"
    14 août 2009

  36. La fondation du basketteur Mutombo ouvre un centre contre le sida à Kinshasa
    27 août 2009

  37. Grammy Awards USA : Dobet Gnahoré artiste musicienne ivoirienne nominée
    7 décembre 2009

  38. Canada : Mois de l’histoire des Noirs 2010
    2 février 2010

  39. Création au Canada de la Chambre de Commerce Côte d’Ivoire-Canada
    27 mai 2010

  40. Diasporas des pays membres de l’UEMOA : Rencontre avec Dacoury-Tabley, Gouverneur de la BCEAO, à Montréal
    10 mai 2010

  41. Joyeux Anniversaire Président Obama
    4 août 2010

  42. A Toronto, il ya aussi des ... éléphants (footballeurs, artistes et bien plus)
    31 août 2010

  43. Entretien avec Pierre Fakhoury, l’un des architectes de la basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro
    26 septembre 2010

  44. RECID : Côte d’Ivoire, du Cinquantenaire aux élections, quelles perspectives ?
    8 octobre 2010

  45. USA : la "papesse" de la télévision Oprah Winfrey lance sa propre chaîne
    1er janvier 2011

  46. Nécrologie : Décès de l’IvoiroCanadien Biakpa Thomas, étudiant à l’école des forces armées canadiennes
    25 janvier 2011

  47. Décès du journaliste et acteur de cinéma Ousseynou Diop
    13 février 2011

  48. Nécrologie/Communiqué : Décès de Mr. Mamadou Saliou Kanté, Attaché à l’Ambassade de Guinée au Canada
    21 juillet 2011

  49. Samedi 20 août 2011 à 17 :30 - Invitation à la Cérémonie du 40eme jour de la disparition de Mamadou Saliou Kanté, le mari, le papa, le collègue, l’ami et la connaissance
    10 août 2011

  50. Nécrologie : La mort de Turkson, haut-commissaire du Ghana au Canada, vivement ressentie
    24 novembre 2011

  51. L’ASSIVO célèbre l’Union et la Fraternité au Canada, en présence de l’Ambassadeur Kouamé
    23 décembre 2011

  52. Mort à Paris du président de Guinée-Bissau, Malam Bacai Sanha
    9 janvier 2012

  53. Canada - Mois de l’histoire des Noirs : Conférence de la Chaire Senghor de la francophonie de l’UQO
    14 février 2012

  54. Nécrologie : La diaspora Ivoirienne au Canada profondément bouleversée - Kouamé Kouassi David n’est plus
    12 mars 2012

  55. La communauté Congolaise de Toronto éplorée annonce le décès de Maman Marthe Nomo
    29 mars 2012

  56. Estelle Vénus Ahibo & Jean Claude Sewanou Noulagnon are now wife & husband
    23 juin 2012

  57. Nécrologie : La communauté ivoirienne au Canada en deuil. Marthe, épouse de Mr. Patrice Doukou est décédée
    6 septembre 2012

  58. Le chanteur ivoirien A’salfo nommé, Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO
    6 septembre 2012

  59. Canada : Des funérailles nationales pour Hamilton Lincoln Alexander, premier député et ministre noir du Canada
    19 octobre 2012

  60. In the final 2012 presidential debate, President Obama dominated
    22 octobre 2012

  61. Bertin Nahum classé en 4ème position par Discovery Series parmi les 10 entrepreneurs de pointe les plus révolutionnaires
    26 octobre 2012

  62. Le Professeur YANGNI-ANGATE Koffi Hervé M.D, FWACS, FICS
    3 novembre 2012

  63. La diaspora ivoirienne en deuil : Le compatriote Éric Oulaté est décédé le 29 novembre 2012, à l’âge de 52 ans
    6 décembre 2012

  64. Congo : le premier smartphone africain disponible sur le marché
    30 décembre 2012

  65. L’intouchable Omar Sy, personnalité préférée des Français
    30 décembre 2012

  66. La musique africaine en fête à Abidjan, Chris Brown star des Kora Awards
    30 décembre 2012

  67. Toronto (Canada) : 3ème édition du Concours de beauté - Miss Awoulaba Canada - 17 février 2013
    28 janvier 2013

  68. Italie : Kyenge,1e femme noire ministre
    28 avril 2013

  69. Côte d’Ivoire : Wilfried Bony, juste après Messi et Ronaldo au classement des meilleurs buteurs
    6 mai 2013

  70. Nécrologie : Koné Kropoulma Honoré de Montréal n’est plus
    17 juin 2013

  71. Le prêtre Ivoirien Allain Gérard Essan, célébré au Canada
    22 juin 2013

  72. Mitzie Hunter, d’origine Jamaïcaine est élue députée (Parti libéral Ontario - Scarborough-Guildwood)
    2 août 2013

  73. Nécrologie : Décès au Canada de Ziahourou Djapi Rachel
    27 septembre 2013

  74. "We love Mandela", une exposition rend hommage à l’icône mondiale à Londres
    6 octobre 2013

  75. Le "Grand Prix de l’Economie" 2013 décerné à Tidjane Thiam (Prudential)
    28 novembre 2013

  76. Ousmane Sow, premier Noir à l’Académie française des Beaux-Arts
    12 décembre 2013

  77. Le nouveau recueil de poésie d’Angèle Bassolé-Ouédraogo : Cantate pour un Soleil libre
    6 janvier 2014

  78. Qelasy : la tablette éducative made in Côte d’Ivoire dévoilée au Mobile World Congress de Barcelone
    26 février 2014

  79. Tidjane Thiam, ce prophète dont la France n’a pas voulu
    13 mars 2014

  80. Mort de Gaston Massa Kémet Djika : La diaspora Ivoirienne au Canada lui rend un dernier hommage
    23 mars 2014

  81. Écrasement du vol Air Algérie : Mobilisation des burkinabés d’Ottawa-Gatineau pour aider Mamadou Zoungrana dont l’épouse et leurs deux enfants sont morts
    25 juillet 2014

  82. Guy Scott, un président blanc à la tête de la Zambie
    29 octobre 2014

  83. Bruno N’Gbra Tano : Séquelles invisibles
    10 janvier 2014

  84. Bruno N’Gbra Tano : Séquelles invisibles
    22 mars 2015

  85. Un Kényan offre des vaches pour marier l’une des filles de Barack Obama
    27 mai 2015

  86. 30 juin 1960 - 30 juin 2006, la République Démocratique du Congo a 46 ans
    26 juin 2006

  87. 47e anniversaire de l’Indépendance du Congo (RDC)
    28 juin 2007