Violences conjugales : un homme meurt tous les 13 jours tué par sa compagne
Paris (Violences conjugales) : 5 ans requis contre Mme Zakia qui violenterait son compagnon Maxime (37 ans)
Maxime, 37 ans, raconte sa vie d’homme battu
jeudi 9 avril 2015
par adi

Paris (Violences conjugales) : 5 ans requis contre Mme Zakia Medkour qui violenterait son compagnon Maxime Gaget (37 ans)

Violences conjugales : cinq ans requis contre l’ex-compagne d’un homme battu

Cinq ans de prison ferme ont été requis jeudi à l’encontre de Zakia Medkour, femme de 43 ans, jugée devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir exercé des violences pendant 15 mois sur son ex-compagnon Maxime Gaget, 37 ans.

Jugeant l’affaire "d’une extrême gravité", la procureure, Aurélie Belliot, a réclamé le placement de la prévenue sous mandat de dépôt. Le jugement a été mis en délibéré au 28 mai.

"Les actes reprochés à Mme Medkour vont au-delà de la violence", a estimé la représente du ministère publique, pour qui certains sévices subis par la victime - brûlures avec des cigarettes ou un couteau chauffé à blanc, ingestion de force d’éponges ou de produit lave-vitres - s’apparentent à des actes de torture qui aurait pu la conduire devant une cour d’assises.

"A ces violences physiques s’est ajoutée une violence psychologique, avec brimades, isolement, contrôle total de l’autre, destruction de l’estime de soi"", a ajouté la magistrate, en s’étonnant que la prévenue n’ait pas fait un seul jour de détention.

"Je demande pardon à Maxime Gaget. Je suis désolée, si c’était à refaire, cela ne se passerait pas comme ça. Je ne suis pas sans cœur", a sangloté Zakia Medkour à l’issue de l’audience où elle a reconnu les violences exercées sur son ex-compagnon.

Ses avocats, Mes Houria Si Ali et Samuel Aitkaki ont plaidé le parcours chaotique de leur cliente dont le père s’est suicidé quand elle avait six ans, qui a grandi dans des institutions de 14 à 18 ans et été mise enceinte par un homme qui l’a abandonnée, avant de sombrer dans une dépendance à l’alcool. Selon eux, Zakia Medkour serait "bipolaire" et n’était pas dans son état normal à l’époque des faits. Ils ont réclamé une peine en partie assortie du sursis, proportionnée aux faits mais aussi à son parcours. AFP - 9 avril 2015 - Auteur : AFP

- Sur-titre ADI-DIN

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Violences conjugales : un homme meurt tous les 13 jours tué par sa compagne

7136. C’est le nombre d’hommes en souffrance victimes des violences volontaires de leur conjointe en 2013, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Ce qui représente 11 % des cas de violences conjugales. D’ordinaire plus suspects que victimes, ils sont en moyenne 26 à mourir chaque année sous les coups de leur femme, soit environ un tous les treize jours. Souvent, les hommes battus restent murés dans le silence, trop honteux d’être dominés par des femmes. D’ailleurs, ils ne représentent que 2,5 % des 13.834 personnes à avoir composé le numéro d’urgence (3919) en 2013.

Et puis, il y a ceux qui arrivent à partir, à porter plainte et à se donner une chance de vivre à nouveau normalement, de se réinventer loin de leur bourreau. C’est le cas de Maxime Gaget, qui a raconté son calvaire dans le livre Ma compagne. Mon bourreau (1). Son ex-compagne comparaît jeudi au tribunal correctionnel de Paris pour « violences, menaces, intimidations et escroqueries ». Des hommes battus comme lui, l’avocate Samira Meziani en a défendu une dizaine devant le tribunal ces deux dernières années. Si leurs histoires permettent de mieux comprendre le système de soumission psychologique des victimes de violences conjugales, les hommes se heurtent à une justice pas toujours impartiale à leur égard.

Lefigaro.fr/madame. - On comprend difficilement le cas des hommes battus, puisqu’on a tendance à penser que la violence provient forcément de celui qui a la plus grande force physique... Pourquoi restent-ils s’ils sont physiquement plus forts ?

Samira Meziani. - Les hommes ont peur de répliquer car ils risquent de se retrouver en garde à vue ou mis en examen. Ces histoires de violences conjugales interviennent souvent avant ou pendant des divorces ou des séparations, alors que la garde des enfants est en jeu. Le conjoint violent fait du chantage en menaçant de piller le patrimoine de l’autre ou de l’éloigner de ses enfants s’il part. Les hommes qui restent sont un peu faibles, ils ne veulent pas d’ennuis. Puis viennent le sentiment de honte, le silence... On est encore dans une société avec l’image classique de l’homme viril, qui possède la force morale et physique.

Comment ceux qui ont porté plainte ont-ils franchi cette barrière de la honte ? Au bout d’un moment, il y a une prise de conscience qui s’opère, notamment grâce à l’entourage. Les victimes vont consulter gratuitement des avocats ; elles ont alors un déclic et se disent qu’il est temps de stopper tout ça. Mais il peut se passer des années avant que les hommes battus ne prennent une décision. Pour certains, la justice représente leur dernier recours. Les violences qu’ils ont subies leur permettent d’avertir les services de police, d’engager une procédure de divorce pour faute, d’obtenir la garde des enfants, des droits de visite plus étendus et une réparation pécuniaire. Cela devient une stratégie.

Maxime, 37 ans, raconte sa vie d’homme battu Quelles différences peut-on observer par rapport aux femmes battues ? Dans tous les cas, c’est la même chose. La forme et la fréquence des violences sont les mêmes. Je ne note pas de différences majeures, si ce n’est que les femmes victimes sont mieux soutenues que les hommes.

La justice est-elle plus souple avec les femmes auteures de violences conjugales ? Oui. La justice est complètement différente avec les hommes battus. Les tribunaux sont bien plus cléments avec les femmes auteures d’agressions, surtout si elles ont des enfants. On ne veut pas mettre une maman en difficulté, ni la mettre en prison. Durant les audiences, le moindre doute va profiter à la femme. Il est très difficile de plaider et d’obtenir des dommages et intérêts quand on défend un homme victime de la violence de sa compagne, à moins que le nombre de jours d’interruption de travail ne soit élevé. Et encore. L’un de mes clients s’est fait massacrer par sa compagne, sans répliquer. Il a eu 45 jours d’interruption de travail. Elle n’a pas été mise en garde à vue, ne serait-ce qu’une seule nuit.

Pourquoi s’en remettent-ils à vous, une femme ? Le juge est souvent une femme dans les tribunaux correctionnels et ils peuvent avoir l’impression que cela ne va pas jouer en leur faveur. On s’attend à une certaine solidarité entre femmes. Pour les hommes battus, prendre une avocate compense ce désavantage supposé, même s’il est dur pour eux de se confier à une personne du même sexe que leur bourreau.

(1) Ma compagne. Mon bourreau, de Maxime Gaget, Éd. Michalon, 224 p., 17 €.

- Par Lucile Quillet | Madame Figaro – 8 avril 2015

Maxime, 37 ans, raconte sa vie d’homme battu

Maxime a vécu comme un esclave, séquestré, dépossédé, torturé et humilié par sa compagne pendant plus d’un an. Aujourd’hui, il raconte son calvaire dans un livre pour briser le tabou des hommes battus. Rencontre.

Il ne prononce pas une seule fois son prénom. Les mots « bourreau », « tortionnaire », « adversaire » ont remplacé le nom de celle qui l’a torturé pendant près d’un an. Dans le livre qui raconte son histoire, paru jeudi 12 février en librairie, Maxime, aujourd’hui âgé de 37 ans, l’a rebaptisée Nadia.

Il la rencontre en 2007, sur Internet, à l’aube de ses trente ans. Vingt-neuf ans, célibataire, une déception amoureuse au compteur. Maxime est un garçon gentil, stable, sérieux, assez « discipliné », veut construire sa vie. Lors de leur première rencontre, Maxime est surpris. Nadia, un peu vulgaire, a des manières grossières et parle un peu comme un charretier. « Mike Tyson avec une perruque », plaisante-t-il. Malgré tout, il y a cette attirance, inexplicable, magnétique. Après tout, « l’habit ne fait pas le moine ». La première nuit avec Nadia est sa première nuit d’amour. « Je n’oublierai jamais son sourire quand je le lui ai dit, se souvient-il. C’est un souvenir que je garde, malgré tout le mal qui a suivi. » Très vite, tout s’accélère, Maxime reçoit son diplôme d’informaticien avec les félicitations du jury. Nadia le presse de venir vivre avec elle et ses deux enfants à Paris. Il saute le pas. Trouve un travail et emménage dans cette grande pièce de 30 mètres carrés qui fait office de salon et de dortoir pour tout le monde. Le premier soir de son arrivée, alors qu’ils viennent de se coucher, Nadia lui saute dessus. Les enfants sont juste à côté. Premier choc. « Ma stupeur était telle que mon corps est resté figé. »

Plus de papiers, plus de carte bancaire, plus d’identité Son corps commence à ne plus lui appartenir. Tout comme ses moyens. Rapidement, Maxime subvient aux besoins de la famille. Nadia, consommatrice compulsive, irréfléchie, paye tout avec sa carte bancaire, à lui. S’il la lui redemande, elle lui lance : « Qu’est-ce que tu veux faire ? » Elle lui prend sa carte d’identité, s’accapare son ordinateur portable pour occuper ses journées de chômeuse au RSA. « L’agresseur a suivi les mêmes étapes que dans les cas de femmes battues : séduction, chantage, possession des moyens et isolement social », détaille-t-il.

31 décembre 2007. Après quelques verres et joints, Nadia s’énerve. Se rue sur Maxime, enchaîne les claques et met sa chemise en lambeaux. Maxime ne frappe pas les femmes, il reste stoïque. Les enfants assistent à la scène. Consternation. « Dans tous les couples, il y a des hauts et des bas. Je me suis dit que c’était une erreur de parcours. Mais le miracle ne s’est jamais produit. » Elle recommence dès le 13 janvier. Un mois plus tard, Nadia explose : elle n’a pas eu le bijou qu’elle souhaitait pour la Saint-Valentin. Sans aucune illusion, Maxime comprend deux choses : « c’est terminé » et « je suis coincé ».

Nadia coupe les liens qui unissent Maxime au monde extérieur. Il ne peut appeler ses parents que pour demander de l’argent. Nadia pirate sa boîte mail, envoie des messages d’insultes à ses amis, à sa famille, détruit son téléphone portable.

Douche gelée, couteau et acide chlorhydrique La déshumanisation de Maxime commence. Nadia casse ses lunettes, lui ordonne d’emmener et de récupérer les enfants à l’école. Pour déjeuner, elle ne lui donne que quatre euros. Les retards, les absences et sa mauvaise vue lui coûtent son emploi. Maxime est livré à temps plein à la perversité de son bourreau. Après s’être occupé des enfants, du ménage, des courses, Maxime est assigné à dormir sur un tapis de sol avec un blouson pour couverture. Il est privé de douche et de toilettes. Un soir d’hiver, Nadia lui fait prendre une douche glaciale, fenêtre ouverte. « Comme des centaines d’aiguilles ». Quelques jours plus tard, pour « se rattraper », il a le choix entre une autre douche gelée ou une brûlure. Il tend docilement son avant-bras, sur lequel elle pose un couteau chauffé sur la plaque électrique et qui lui décolle la peau. Un autre jour, elle le frappe avec un manche à balai, lui assène plusieurs coups, fait du trampoline sur son ventre. C’est d’abord le goulot d’une bouteille d’acide chlorhydrique qui se retrouve plaqué sur ses lèvres, puis un couteau de 20 cm sous la gorge. Les enfants, témoins permanents, supplient leur mère, qui lâche prise.

Pourquoi Maxime, qui rêve de s’échapper, ne part-il pas ? Aucun enfant, aucun mariage, aucun amour ne le lie à Nadia. Il suffirait qu’il déclare avoir perdu ses papiers d’identité et sa carte bancaire, appelle ses parents pour qu’ils viennent l’aider. Nous sommes en 2015, en France, pays de la liberté. Un homme pourrait donc être l’esclave d’un autre, en plein Paris, dans l’invisibilité la plus totale, sans issue possible ? L’idée est aussi inconcevable que l’histoire insoutenable. Pourtant, Maxime reste. Tétanisé par la peur. Il est cerné de toutes parts. Tout d’abord, il y a les enfants. « Les coups auraient pu se reporter sur eux, je me devais de faire le tampon. » Il s’en souvient : Nadia n’a battu ses enfants qu’une fois. « Sa fille a perdu la vue pendant vingt minutes. J’ai dû nettoyer le sang par terre. » S’il part, elle l’accusera de pédophilie sur ses enfants. S’il parle, aux voisins, à la police, personne ne l’écoutera. « Mon adversaire m’avait dit qu’elle avait des relations dans la police et qu’elle connaissait des personnes dans les environs qui pouvaient m’épier et me surveiller à tout moment. »

Comme un esclave Je ne me sens pas moins homme Et puis il y a la honte, pesante, inavouable. Celle d’être un homme battu, de ne pas savoir comment réagir. « Si une femme battue se défend, elle va susciter l’empathie. Si j’avais touché Nadia, je serais passé pour un monstre. Ça aurait été sa parole contre la mienne. » En janvier 2009, Maxime débarque à l’hôpital avec le visage défiguré et la nuque ensanglantée. Il est opéré et connaît quatre jours de répit. Il essaie d’éveiller les soupçons de l’infirmière, mais rien. « Je ne pouvais le formuler, l’évoquer, c’était trop difficile. Mon adversaire avait implanté trop de verrous dans mon esprit. » Alors, en sortant de l’hôpital, Maxime retourne dans l’antre de Nadia. Comme un esclave.

Durant sa captivité, Maxime connaît de brefs moments de lumière. La mère de Nadia, qui habite le même immeuble, lui apporte des boîtes de conserve pour qu’il puisse mieux manger. Les enfants, après avoir participé aux maltraitances, se rangent de son côté. Quelques livres lui offrent des espaces d’évasion. Il se rappelle avoir lu Les Femmes savantes de Molière, les mémoires du maréchal soviétique Gueorgui Joukov, le vainqueur de la bataille de Stalingrad - « une histoire compliquée mais instructive ». Pendant tout ce temps, Maxime se croit seul. Il n’imagine même pas qu’il puisse y avoir d’autres hommes battus. « Mon isolement était complet. » Maxime vit dans sa tête, ne peut parler à personne. Quelques fois, Nadia convie un autre homme à dîner. Maxime est présenté comme cet « ami de la famille qui est en difficulté » et qu’elle aide gracieusement. « Aucun ne s’est posé la moindre question à mon sujet. » Même lorsqu’il est congédié et envoyé dans le local d’à peine deux mètres carrés pour les laisser tranquilles après le repas. Avant de ressortir le lendemain matin pour aller chercher les croissants.

Je me rappelais mon nom, mon prénom, ma date de naissance. Mais après... Les voisins restent silencieux, les commerçants ne posent pas de questions. Au bout d’un an, Maxime ne sait même plus qui il est. « Je me rappelais mon nom, mon prénom, ma date de naissance. Mais après... Un zombie aurait été plus vivant. Les dernières semaines, je pensais de plus en plus au suicide, la suite n’avait plus d’importance. À quelques semaines près, c’était fini. »

La libération viendra, paradoxalement, de la famille de son « bourreau ». Après une énième bastonnade, les jumeaux de Nadia préviennent Maxime : « Notre oncle veut te prendre en photo, il l’enverra à ta famille. » Le lendemain, Maxime part faire les courses quotidiennes. Une fois dehors, il se retourne : son beau-frère le photographie, puis remonte rapidement chez lui. La famille de Maxime ne verra jamais cette photo. L’oncle les a appelés directement. Ses proches forment aussitôt un commando d’expédition pour aller le chercher à Paris, avec l’aide de la police. Le lendemain matin, deux agents débarquent à l’appartement. Nadia déclare qu’il n’y a personne. La pression monte. Elle demande à Maxime s’il portera plainte si elle le relâche. « Tu n’as rien à craindre », ruse-t-il. Nadia dévale les marches « quatre à quatre », rattrape les policiers dans la rue. « Eh ! Regardez, il est là ! »

"Elle m’a rendu en puzzle" Maxime rentre avec sa famille à Angoulême en mars 2009. Direction l’hôpital. « Elle m’a rendu en puzzle, dans ma tête et dans mon corps. » Maxime passe huit fois sur le billard. Son nez est refait à 100 %, comme son oreille. Son œil droit ne se rouvre qu’au bout de quatre jours ; on remarque alors que sa rétine est décollée. Certaines marques ne sont pas parties, même six ans après. Entre ses sourcils, trois cicatrices forment un triangle. « Ça, c’est l’embout de la bouteille de javel qu’elle m’avait collé entre les yeux. Un peu de liquide est sorti, ça a mal cicatrisé. » Une infirmière de vingt ans de métier lui lance qu’il est « le deuxième cas le plus grave qu’il m’ait été donné de voir ».

Maxime ouvre les yeux. Il n’est pas seul. « Au moment même où nous parlons, des hommes se font martyriser, rabaisser plus bas que terre. Environ un homme meurt tous les treize jours sous les coups de sa compagne », assure-t-il, évoquant les chiffres de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. Maxime porte plainte contre Nadia dès le lendemain de sa libération. Pour la première fois, il met des mots sur son histoire, face à deux agents de police consternés. « C’est trop gros pour nous. » Ils appellent en renfort huit autres policiers, un médecin légiste. « Là, ce n’est plus la même chanson. » Pendant sa convalescence, Maxime mène son enquête. « Il y avait des livres de psychologues sur le sujet des hommes battus et seulement quelques témoignages anonymes... Il fallait crever l’abcès, montrer que ce n’était pas un phénomène marginal mais bien un tabou. »

Cinq ans et demi plus tard, Maxime a fini son livre autobiographique. Il l’a écrit seul, pour que rien ne soit déformé, comme pour s’emparer totalement de son histoire, sans aucune influence extérieure. Ma compagne. Mon bourreau sort le 12 février, huit ans jour pour jour après son licenciement. Comme si la vie se remettait enfin sur les rails. Depuis six ans, il ne travaille pas et vit chez ses parents. A eu deux histoires d’amour, qui se sont soldées par un échec. Mais « je n’ai rien abandonné de mes espoirs. L’avenir, je le vois très simplement : à deux », confie-t-il, tout sourire. Il a revu quelques fois Nadia, lors de confrontations devant le juge. Elle a perdu la garde des enfants après son dépôt de plainte. Le jugement est attendu en avril.

Maxime est prêt, il sait ce qu’il va entendre : ce n’est pas un « vrai homme », « un vrai homme se serait défendu ». Or lui ne se sent pas « moins homme » mais « plus complet ». « J’ai une vision de la masculinité différente. Un homme, ce n’est pas un ensemble compact truffé de testostérone. C’est un être humain, qui peut commettre des erreurs, avoir des faiblesses, des craintes, des doutes. Au même titre qu’une femme. »

Ma compagne. Mon bourreau, de Maxime Gaget, éd. Michalon, 17 euros.

- Par Lucile Quillet | Le 11 février 2015

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