Une femme enceinte ressuscite et accouche 2 jours après
samedi 29 décembre 2007
par adi

Une affaire pour le moins insolite, alimente actuellement les conversations dans le département de Bongouanou. Lors d’une veillée funèbre, une femme enceinte décédée, s’est subitement relevée de son lit mortuaire. Provoquant ainsi une confusion et une débandade totales au sein des témoins de la scène. Des témoignages recueillis sur place, il ressort en effet que la nommée N’goran Yah c’est d’elle qu’il s’agit, ménagère résidant dans le village de Boccassi situé à une dizaine de kilomètres de Bongouanou, portait une grossesse très avancée.

Malheureusement, alors qu’elle supporte déjà difficilement son état, elle vint à tomber malade. Ses proches décident de l’évacuer vers un centre de santé à Bongouanou pour des soins appropriés. Hélas, sur place, son état de santé ne s’améliore pas malgré le traitement. Que faire ? On opte alors de s’orienter vers la médecine traditionnelle. Sait-on jamais. Mais là aussi, la jeune dame a beau ingurgiter tisanes et autres décoctions, les résultats ne sont pas probants. En désespoir de cause, la famille de N’goran Yah dont la grossesse est pratiquement à terme, décide de retourner à Bocassi, leur village natal. Vu que visiblement, il n’ y a pratiquement plus rien à faire pour la pauvre grabataire.

Et comme il fallait s’y attendre, le dimanche 9 décembre dernier aux environs de 19 h, elle rend l’âme. Ou du moins, c’est ce qu’on croit. En tout cas, aucun signe apparent de vie n’est plus perceptible sur le corps de N’goran Yah. C’est la consternation totale. Pleurs, lamentations et autres cris de désolation se font entendre au domicile de la défunte. Parents et amis se roulent à terre. Certains veulent même abréger eux aussi leur vie sur terre. C’est le cas d’un jeune homme qui manque de peu, de fracasser son crâne contre un mur. On finit par se calmer quelque peu pour décider de la conduite à tenir.

La famille, après concertation, décide en définitive d’inhumer la défunte dès le lendemain. Mais avant, il est recommandé que le fœtus qu’elle porte, soit extrait de ses entrailles et que les deux corps soient enterrés séparément. Soit. En attendant de contacter un praticien à cet effet, une veillée funèbre est improvisée pour la circonstance. Un cercueil est même apprêté. Le corps de N’goran Yah, après avoir subi une toilette minutieuse, est alors exposé sur un lit mortuaire. La veillée commence. Près de la défunte superbement habillée, de vieilles femmes sont assises à même le sol pour veiller sur elle.

Aux environs de minuit, alors que la veillée bat son plein, on voit curieusement la défunte bouger la tête. Que se passe-t-il ? Subitement, N’goran Yah entreprend de se relever et de s’asseoir. Alors là, il n’est plus question de jouer ‘’ les braves ‘’. C’est la débandade totale. Les vieilles femmes assises près du lit qu’on croyait incapables de courir, démontrent aux yeux de tous, que malgré leur âge avancé, elles demeurent encore de bonnes athlètes. En l’espace de quelques secondes, le lieu des funérailles se vide dans une bousculade indescriptible.

C’est sur la pointe des pieds, que l’un des oncles de la victime s’est approché d’elle pour l’alimenter et lui redonner des forces. Les funérailles ont été automatiquement suspendues. Vu que la ‘’ défunte ‘’ s’est remise à marcher. Bien plus, deux jours plus tard, c’est-à-dire le mercredi 12 décembre dernier, elle a donné naissance à une fillette qui se porte bien. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’infortunée N’goran Yah a manqué de se faire enterrer vivante. Source : Soir Info, 29 décembre 2007

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