Dépister le cancer de la prostate avant qu’il ne se propage
Travaux de la canadienne Kerry Robinson
jeudi 15 février 2007
par adi

Lorsque Kerry Robinson étudiait la biologie et la chimie à la Lakehead University, à Thunder Bay, en Ontario, à la fin des années 1990, sa mère a été atteinte du cancer. De ce fait, Kerry Robinson s’est intéressée à la recherche sur le cancer, ce qui l’a menée à Genesis Genomics Inc. et, plus tard, lui a valu un prix du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG).

Les travaux de recherche de Mme Robinson sur le cancer de la prostate, effectués en collaboration avec Bob Thayer à l’entreprise établie à Thunder Bay, ont abouti à la découverte d’un biomarqueur qui révèle la présence du cancer. Après qu’ils aient confirmé que le biomarqueur était efficace chez la plupart des patients d’un hôpital d’anciens combattants du Minnesota, Mme Robinson a reçu une mention honorable pour le prix Défi innovation du CRSNG de 2006.

« L’ensemble de ma thèse a été consacré à comparer des tumeurs de la prostate afin d’identifier ce biomarqueur, affirme Mme Robinson, qui poursuit actuellement ses travaux à titre de spécialiste en recherche chez Genesis Genomics. Maintenant que nous avons réussi à valider les résultats de la recherche sur un plus grand échantillon de patients, nous espérons que ce test sera disponible en 2007. Je me considère privilégiée de travailler dans un domaine de recherche qui me tient tant à cœur et de pouvoir travailler dans ma ville natale de Thunder Bay. »

Généralement, quand les hommes sont testés pour le cancer de la prostate, environ 25 p. 100 des tests donnent des résultats faussement négatifs, ce qui veut dire que le patient est atteint du cancer, mais que la biopsie à l’aiguille n’a pas réussi à dépister la tumeur. Le biomarqueur découvert par Mme Robinson permet de détecter les tumeurs au moyen de tests sur des tissus d’apparence normale prélevés près de la tumeur, car le biomarqueur est présent dans les cellules qui se trouvent dans la tumeur et autour de celle-ci.

M. Thayer pense que le biomarqueur pourrait remplacer le test de l’antigène prostatique spécifique (APS) et qu’il permettra de dépister le cancer de la prostate beaucoup plus tôt que les méthodes courantes.

« Des changements moléculaires s’opèrent bien avant l’augmentation du niveau d’APS d’un patient atteint du cancer de la prostate, et ce biomarqueur nous permettra de détecter ces changements, souligne M. Thayer. Ce qui importe encore plus, c’est que si un pathologiste conclut que la biopsie à l’aiguille est bénigne et que le test au biomarqueur le confirme, le patient sera beaucoup plus rassuré. Nous avons testé plus de 600 échantillons, et jusqu’ici tout est beau. Nous attendons avec impatience le jour où le test sera disponible à grande échelle. » Source : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG)

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