Villes & Stades
Edmonton Le stade du Commonwealth, 59 500 places
Montréal : Le Stade olympique, capacité 55 000 places
Ottawa : Le stade Frank Clair de Lansdowne Park, 28 826 places
Toronto : National Soccer Stadium, 20 000 places
Vancouver : Le stade Swangard, capacité 10 000 places
Victoria : Le Royal Athletic Park, 10 000 places
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Que font les athlètes après avoir multiplié records et performances ? Comme tout le monde, "ils cherchent l’âme sœur", témoignent de nombreux sportifs au village, pendant que dans la capitale les prostituées sont au chômage…
Après l’effort, le réconfort ! L’info n’a évidemment rien à voir avec le nouveau record du monde sur 100 mètres, mais elle arrive le même jour dans les journaux. Au moment où le Jamaïcain Usain Bolt se préparait à l’un des sprints les plus fous de l’histoire des J.O., le responsable santé de la capitale annonçait la grande nouvelle : plus de 400 000 préservatifs ont été distribués dans le village olympique et dans les chambres d’une centaine d’hôtels de Pékin.
Certains se demandaient si les autorités chinoises, d’ordinaire plutôt prudes, allaient communiquer sur le sujet. C’est donc chose faite sur ce qui constitue un nouveau record.
Rupture de stock La première distribution du genre a eu lieu en France aux Jeux d’Hiver d’Albertville en 1992, rappellent les médias ici. Manière de dire que la Chine n’a rien inventé en la matière. Cocorico ! A l’époque, 130 000 préservatifs avaient été distribués. Il y en a eu par la suite 250 000 à Salt Lake City en 2002 et aux Jeux d’été de Sydney, en 2000.
A Pékin, il y a carrément rupture de stock. Comme l’explique un vieux joueur de baseball néerlandais au China Daily, il y a de gros risques que la troisième mi-temps dégénère. Et Jeroen Sluijter, 33 ans, de souligner : « Vous avez 16 000 athlètes dans le village et il y a de fortes chances que certains garçons aiment certaines filles, et donc qu’ils fassent l’amour. »
Mais comme pour tout ce qui tombe sous le sens en Chine, cela mérite un petit rappel. Cette distribution est associée à une vaste campagne de prévention. Les nouveaux panneaux olympiques sur le périphérique conseillent d’éviter la Tsingtao (bière) et l’alcool de prune avant de prendre le volant. Des affichettes interdisant de fumer ont été placardées partout dans les sites accueillant les délégations ainsi que dans les transports en commun.
Et un livret est également distribué invitant à des rapports protégés. Afin de lutter contre la propagation du sida, 10 000 volontaires ont été formés en juin sur le sujet, affirment les autorités. Le groupe médical du comité olympique organisateur explique par ailleurs que 489 nouveaux cas de H.I.V ont été recensés à Pékin dans la première partie de cette année. « La ville est (donc) relativement épargnée, si l’on considère les près de 18 millions de personnes qui y vivent. »
Prévention et répression Les chiffres de l’épidémie de sida en Chine sont souvent contestés par l’Organisation mondiale de la santé. Mais, cette fois, l’OMS salue cette campagne qui au moins vis-à-vis des étrangers vise à informer sur un phénomène jusqu’alors peu évoqué. Tout du moins officiellement.
Quelques jours avant la cérémonie d’ouverture, un grand nettoyage a eu lieu à Pékin dans les milieux de la prostitution. Résultat : les téléphones ne sonnent plus pour les hommes d’affaires qui avaient pourtant l’habitude de recevoir des coups de fils évocateurs à peine arrivés dans leur chambre d’hôtel. Pendant les Jeux, les « coiffeuses branleuses », comme les appellent de nombreux observateurs ici, ont également disparu.
Ces filles qui pour la plupart n’ont jamais tenu un peigne et des ciseaux de leur vie exerçaient habituellement dans les « salons de coiffure » du vieux Pékin. Leurs copines d’origine souvent mongole et habituées des bars à expatriés ne sont d’ailleurs pas mieux loties.
Elles aussi sont au chômage technique depuis que les policiers sont devenus beaucoup plus regardants. Cette fois non pas dans un objectif de prévention, mais afin de cacher ce qui pourrait ternir l’image de la ville. D’ou des contrôles plus stricts sur les établissements et un durcissement de la politique des visas visant à empêcher les travailleuses du sexe de monter à la capitale. Source : RFI , 17 août 2008