
« Le Conseil de sécurité a recommandé à l’Assemblée générale de nommer Mr. Ban Ki-moon comme prochain Secrétaire général de l’ONU du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2011 », a annoncé à la presse son président pour le mois d’octobre, l’ambassadeur du Japon Kenzo Oshima, à l’issue de consultations à huis clos.
Le Conseil s’était engagé à faire en sorte que le processus de sélection soit terminé en octobre afin de donner le temps au futur Secrétaire général de se préparer à ses nouvelles fonctions, a expliqué le président. L’ambassadeur japonais a également rappelé que la prochaine étape dans le processus de sélection du prochain Secrétaire général était la nomination par l’Assemblée générale, précisant qu’il avait demandé à la présidente de l’Assemblée que la décision soit prise rapidement.
Kofi Annan a immédiatement salué la décision du Conseil de recommander Ban Ki-moon à l’Assemblée pour lui succéder. « Il a le plus grand respect pour Mr. Ban, ayant eu le plaisir de travailler avec lui, à la fois dans les fonctions qu’il occupe actuellement et lorsqu’il était chef de cabinet du président de l’Assemblée générale », indique un message transmis aujourd’hui par son porte-parole.
Comme le Conseil, le Secrétaire général a espéré que l’Assemblée générale serait capable de prendre une décision sur « cette question importante » rapidement, ce qui permettrait à son successeur de « prendre le temps de se préparer pleinement à prendre ses fonctions le 1er janvier ».
« De son côté, ajoute le message, le Secrétaire général fera tout son possible pour assurer une transition en douceur ». Selon la Charte des Nations Unies, « le Secrétaire général est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité ». L’Assemblée générale devrait prendre une décision dans les prochains jours. Si Ban Ki-moon est confirmé, il deviendra le 8e secrétaire général de l’ONU.
Jean-Marc de la Sablière, Représentant de la France, a également apporté son soutien à Ban Ki-moon. « Il a mené campagne de manière profesionnelle et determinée. Cela est de bon augure », a estimé l’ambassadeur français, lors d’une rencontre avec la presse. « Il a montré une volonté de s’engager pleinement dans le règlement des crises, de poursuivre l’action en faveur du developpement avec une vraie compréhension des problèmes de l’Afrique. Il a aussi montré une volonté de poursuivre les reformes de gestion », a-t-il déclaré.
« Nous apprécions également qu’il ait montré un effort continu et réel pour être en mesure de travailler en français », a-t-il encore dit.
Source : onu - new york, 9 octobre 2006
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